Un
été italien, par Quelques complices sans patrie
janvier
2005, 32 pages
Textes et actions de solidarité
Quelques brèves du désordre de cette période
15 juin, Milan : un relais de téléphone portable
de Vodafone Omnitel est incendié via Candiani. Après
être monté sur le toit dune carrosserie, les
inconnus auraient jeté de lessence sur la base du
relais. Un tag laissé sur les murs du négoce précisait
: libero e silvestre.
26 juin, Milan : une petite bombe (deux butagaz attachés
à une bouteille dessence plus une mèche) inexplosée
est retrouvée devant lagence de la Banca Intesa de
via Murat. Un billet signé Les exploités et retrouvé
sur place précisait : La Banca Intesa est complice
de la gestion des centres de rétention. Feu à tous
les lagers, feu à toutes les prisons, feu à tous
les Etats. Solidarité avec les arrêtés en
Sardaigne. Liberté pour tous.
15 juillet, Milan : une petite bombe (camping gaz et mèche
imprégnée de liquide inflammable) explose contre
lagence de la Banca Intesa située piazza 24 Maggio,
endommageant sa vitrine. Un billet signé Contre les exploiteurs
et re-trouvé sur place précisait : Solidarité
avec les immigrés des centres de rétention
et faisait référence au compagnon incarcéré
de Lecce.
19 juillet, Piacenza : deux pylônes servant au téléphone
ont explosé à Saliceto di Cadeo. Sur place, deux
bombages précisaient : Guerre aux nuisances,
Carlo vive et Marco Libero.
21 juillet, Vérone : le monument à la mémoire
des carabiniers est recouvert de vernis rouge, tandis quune
banderole précise Carlo est vivant dans la lutte.
La pierre ayant bien absorbé le liquide, les journaux locaux
digressent sur le coût du nettoyage.
24 juillet, Milan : explosion contre une agence de la Banca Intesa,
viale Jenner. Un billet retrouvé sur place réclamait
la libération des six compagnons de Rovereto incarcérés.
26 juillet, Rovereto : un passage à niveau est bloqué
puis incendié. Un A cerclé a été tagué
par terre. La veille, à quelques kilomètres de cette
ville (à Calliano), cest un autre passage à
niveau qui avait été bloqué, cette fois avec
des chaînes de moto.
17 août, Lecce : un cocktail molotov est lancé contre
le domicile de Don Cesare Lodeserto. Un tract laissé sur
place précisait : Guerre à don Cesare, gestionnaire
de la prison pour immigrés Regina Pacis.
24 août, Pise : libération de 210 lapins de lélevage
Pampaloni Rolando à Foglia, revendiqué par lALF
en solidarité avec les activistes de Silvestre.
13 octobre, Parme : incendie dun camion frigoriférique
et tentative dincendie dun camion de lentreprise
Pronto carni, revendiqués pour la libération de
Sergio, Alessio et William, et en solidarité avec les activistes
de Silvestre en résidence surveillée et en fugue.
28 octobre, Catania : deux cocktails molotovs sont lancés
contre le portail dentrée de la caserne de carabiniers
piazza Dante, au centre-ville.
30 octobre, Milan : deux explosions (à base de poudre noire)
con-tre lagence intérimaire Manpower située
via Pellegrino Rossi, une contre sa vitre et lautre devant
la porte dentrée.
8 novembre, Milan : explosion con-tre lagence de travail
temporaire Adecco et deux contre la prison San Vittore (lun,
situé dans une poubelle a explosé dans le camion
de ramassage des ordures). La première est revendiquée
-ainsi que celle contre le Manpower doctobre- par la Fai/Cellule
Metropolitane selon les journaux et les deux dernières
par la Fai/Solidarietà Internazio-nale.
1er décembre, Rovereto : les vitres de lagence dinterim
Adecco, via Baratieri sont fracassées à la masse.
Par ailleurs, un tube rempli de poudre pirique lancé dans
la cour de la mairie a été retrouvé non explosé.
10 décembre, Rome : le secrétariat du Sindacato
Autonomo di Polizia Penitenziaria (Sappe, syndicat de 45 % matons),
situé via Trionfale 79/a, reçoit un colis piégé
(cassette vidéo sans bande, pile de 9 volts et 40 grammes
de poudre) et, méfiant, appelle les artificiers.
11 décembre, Rome : un colis, qui selon la presse serait
identique à celui de la veille, arrive à lAssociazione
nazionale Carabinieri (association nationale des carabiniers).
Soupçonneux, ils ne lont pas ouvert et prévenu
les artificiers.
[Ces brèves sont tirées de la presse, cest-à-dire de la police]